28.07.2005

Réponse au Parisien : Quodlibet déplore l'amalgame

Quodlibet remercie Le Parisien d'auoir bien uoulu consacrer quelques lignes à l'effort fait par le Quartier latin pour recouurer son identité.

Il lui sait notamment gré d'auoir noté la qualité de son trauail.

Il regrette en reuanche qu'on l'amalgame avec tant de facilité aux fidèles de Saint-Nicolas du Chardonnet, sur la base de quelques soupçons trop rapides. Il uoudrait par conséquent souligner les points suiuants :

- Nous ne nous cachons pas derrière un clocher, quel qu'il soit ; nous auons reuendiqué notre action par un manifeste public (http://quodlibet.hautetfort.com/archive/2005/06/22/manife...) et par un communiqué que tous les organes de presse ont reçu.
- Nous n'auons pas attendu Saint-Nicolas du Chardonnet pour être ici chez nous et y parler notre langue.
- Qui lit un peu de latin fera uite la différence entre un latin officiel à l'accent ultramontain et notre latin de uillage qui sonne comme un accordéon.

Quodlibet constate en outre auec tristesse que tous ne partagent pas son souci d'étancher la soif d'identité du Quartier latin. Cela n'entame cependant pas sa détermination ; au contraire, cela constitue pour lui un nouueau défi...

Quodlibet espère enfin auoir donné moins de trauail à la mairie que ne lui en donnera le nettoyage de Paris-plage.

27.07.2005

Un journal de proximité réagit avec promptitude

In Le Parisien, le 27-07-2005 :


Des fidèles de St Nicolas accusés de rebaptiser le Quartier Latin à l’ancienne

Il y a de quoi en perdre son latin. Depuis plusieurs jours, les habitants du Ve ont changé d'adresse... sans déménager. Des affichettes sauvages recouvrent les panonceaux des rues du Ve arrondissement, les rebaptisant à la mode latine.
« Vicus Scholarium » indique ainsi la rue des Ecoles, « Vicus Sancti Hilarii » la rue des Carmes, ou encore « Vicus luda » le passage du Clos-Bruneau. Si certaines traductions sont facilement compréhensibles, d'autres le sont un peu moins, et surtout pour les touristes. « C'est un casse tête pour eux ! Ils n'arrêtent pas de venir demander leur chemin », témoigne-t-on dans un bar-tabac du quartier.
A la mairie du Ve, le service de la voirie tente de nettoyer les panneaux les uns après les autres.
« Mais ce n'est pas facile, explique Patrick Alber, un ingénieur. Les autocollants sont de très borme qualité et il arrive que les affiches soient collées à six mètres de hauteur. Avec nos spatules et nos escabeaux, nous allons mettre du temps ! » Dans le quartier, pas de certitude mais quelques soupçons sur l'identité de ces latinistes militants. « Ce sont probablement les fidèles de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, qui continuent à dire leur messe en latin », suggère un jeune homme, qui habite derrière le Panthéon. Un autre a remarqué une affiche pour la défense de la langue latine, peu après ces collages sauvages. En attendant, les pirates érudits courent toujours.
V. L

21.06.2005

Les rues du Quartier latin rebaptisées en latin



COMMUNIQUE DE PRESSE


Le Quartier latin entame une longue marche uers l’autonomie et la liberté.

Son peuple rend auiourd’hui leurs noms à ses rues.



Ecrasé depuis des siècles par un ordre moralisateur et normatif, le peuple du Quartier latin n’en peut plus. Il est plus que temps, pour nous, de secouer le joug du jacobinisme centralisateur.

Nous reprenons possession de notre quartier. Il ne s’agit pas d’un repli frileux, encore moins stérile, mais d’un deuoir de justice.

Justice pour notre quartier : là sont nos racines, qu’aucune répression ne pourra nous faire oublier.

Justice pour le monde, qui en attend le bienfait. Car l’uniuersel, auiourd’hui comme hier et demain, ne peut se dire qu’en latin.

QVODLIBET
Collectif de défenses des libertés latines